« Tentsurfing » chez Florijan, à Ulcinj

Dans Consommation collaborative, Couchsurfing 3 commentaires

Afin de rejoindre l’Albanie et sa capitale Tirana, nous devons prendre le bus de Podgarića, descendre à Ulcinj, ville de 20 000 habitants tout près de la frontière du « Pays des Aigles ». De cette cité, il est possible de rejoindre Shkodër, puis enfin Tirana.

Nous décidons de faire étape à Ulcinj, car le bus pour Shkodër décolle le lendemain matin à 7h00. Nous avons 2 jours pour trouver, pourquoi pas, un Couchsurfer, ce qui ne va pas être chose aisée dans une ville offrant peu de personnes disponibles… Dans le message envoyé à Florijan, on ajoute donc que l’on possède une tente, et que s’il possède un jardin, on doit pouvoir s’entendre. Bingo, il accepte, le « Tentsurfing » est né. Pour Florijan, cela est plus simple que de nous accueillir chez lui, où il vit avec ses parents ; pour nous, ça nous permet de le rencontrer et de passer une nuit à l’intérieur de la ville. Coup de chance, il habite juste en face de la station de bus.

Florijan nous récupère donc en fin d’après-midi en plein centre d’Ulcinj, ville balnéaire assez touristique. Un record tombe au bout d’une demi-heure de marche : on se fait alpaguer une dizaine de fois pour la location d’une chambre. Les techniques d’approche sont diverses mais directes : soit on nous lance un bref « room ? », soit certains tentent d’amorcer une discussion un peu plus « poussée », et feignent de s’intéresser à notre vie. C’est peine perdue.

En voiture, Florijan nous emmène voir très rapidement la plus grande plage du Monténégro, également un des plus grands spots de Kitesurf d’Europe. Il est pompier une partie de l’année, peintre l’autre moitié. Il souhaiterait ouvrir des chambres d’hôtes à Ulcinj, il est certain du besoin en offre.

En arrivant chez lui, on installe notre tente dans son jardin. Son père, Pjeter, nous accueille également. On discute autour d’un Rakija, une nouvelle fois fait maison, de plusieurs sujets : la musique (Florijan joue de l’accordéon), mais aussi de jardinage et du projet Naciako. Autant Florijan parle un peu l’anglais, autant ce n’est pas le cas de ses parents. La discussion est donc assez hachée, Florijan faisant le rôle d’interprète. Mais un autre acteur a également beaucoup discuté ce soir-là : Google Translate. Bien utile, offrant parfois des traductions parfaites et bien souvent des traductions compréhensibles mais à la construction scandaleuse. Y’a un mec bourré derrière tout ça.

La famille nous invite à manger. Sympa, c’est l’occasion de continuer à parler de tout et de rien. De tester aussi le vin rouge, produit par Pjeter. Excellent. Après un petit tour en ville, on retrouve notre tente, muni d’un tapis de salon prêté par la maman : que de luxe.

Expérience vraiment sympa que l’on souhaiterait rééditer. Cela permet de revoir à la hausse le nombre de personnes pouvant nous héberger car il est vrai qu’accueillir deux individus chez soi n’est pas forcément aisé pour tout le monde. Merci à Florijan et toute la famille !

Tentsurfing

Florijan et sa famille

3 commentaires

  1. nina |

    Il commence à faire beau pour qu’Antoine prenne des couleurs ou alors ce sont les quelques verres de Rakija ? Bises à vous 2

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  2. jojo |

    vous allez pouvoir faire un bouquin sur le tour d’Europe des boissons!
    cela fait une corde de plus à votre arc!

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