Parc National du Lac de Skadar

Dans Parc national 3 commentaires

Le Lac de Skadar s’étend sur 500km2, c’est le plus grand Lac des Balkans. Le Parc National concerne la partie monténégrine du Lac, soit les deux tiers de sa superficie. Le dernier tiers appartenant à l’Albanie.

Nous suivons les conseils de Nino et choisissons Virpazar pour établir notre base. C’est un petit village dont les activités principales sont le tourisme et la pêche. Par chance, à cette époque de l’année, les touristes sont rares. La contrepartie est que les propriétaires d’hôtel et de chambres sont sur les dents. Sara qui tient l’office du tourisme local nous conseille « Le Virski Bar » chez  Boban.

L’emblème du Parc est le Pélican frisé qui a établi ici sa population la plus occidentale. Malheureusement, ils sont cantonnés un peu loin de Virpazar et sans transport en commun… En espérant peut-être le Lac d’Orhid pour voir ce bestiau dont l’envergure peut atteindre 3,20m.

Pour notre première journée, nous longeons le Lac  jusqu’à Godinje en empruntant la petite route. En arrivant au village, nous bifurquons vers les collines et l’intérieur tout en gardant un oeil sur le Lac. Selon les versants, la végétation change. Du maquis avec des oiseaux dans chaque buisson (Fauvettes, Mesange lugubre), des boisements de Chêne et dans la vallée, quelques prairies. Le sentier débouche ensuite sur la route Zabes-Virpazar par laquelle nous rentrons. Avant d’arriver à Virpazar, nous ferons notre première rencontre avec l’Orvet géant des Balkans. Grosse bête peu à mon goût.

Randoronce, nf : concept dont le contenu est dans le titre. Fait souvent suite un concours de circonstance malheureux et favorisé par l’incompétence de ses participants. Pour ce deuxième jour, il fait très beau, nous nous rendons à Vranjina par minibus. En arrivant, nous nous rendons compte que les deux extremités de la rando prévue sont sous l’eau. Impossible également de se rendre aux observatoires ornithologiques. On étudie les possibilités et on opte pour une indication en pointillé sur la carte avec en légende: « track, pist ». Le temps de rejoindre son départ, nous verrons au minimum 16 Couleuvres tesselées et 1 Couleuvre à collier au bord de l’eau et sans vraiment chercher. Impressionnant! Très vite, le sentier s’évapore. Les seuls qui soient sont formés par le passage des vaches. Qu’ à cela ne tienne, nous voyons à peu près où il est censé passer. Au départ la progression est simple dans le maquis et nous maintenons le cap. Ça ne durera pas, nous ferons peut-être 500 mètres en 3 heures entre les arbustes genre Prunelliers et Ronce. En arrivant en bas, nous nous apercevons qu’une rivière nous sépare de la route. Il faut d’abord remonter dans les fourrés pour pouvoir la contourner. Fin du calvaire. Et nous rentrons à la tombée de la nuit à Virpazar. On trouvera un peu de réconfort chez Boban devant un excellent Juventus Turin-Bayern Munich.

Dans l’espoir d’explorer le lac un peu mieux, puisque les berges sont inaccessibles, nous nous décidons à faire un tour de bateau. Nous embarquons donc avec un groupe d’une trentaine de francais en voyage organisé qui oscille entre le drôle et le pathétique si l’on choisit de rire ou de pleurer. La joyeuse troupe est emmenée par un bout en train à l’accent vendéen plus prononcé que celui des histoires de Yannick Jaulin. Mais notre plus bel ambassadeur restera celui qui tirera un coup de feu imaginaire sur un Cormoran pygmée. Nous ne prendrons pas la peine de lui expliquer… Nous aurions du prendre de quoi écrire et noter certaines phrases qui auraient pu devenir cultes. Ah oui, sinon le tour de bateau fût sans intéret.

Nous profitons de l’après-midi pour rejoindre un petit coin de vallée repéré le mardi et y établir notre camp. Certainement notre campement sauvage le plus réussi pour le moment. Nous y trouverons une carapace vide de Tortue d’Hermann et quelques Mousserons vrais pour faire des brochettes. Le vin rouge étant fourni par Nino.

Village de pêcheurs

Randoronce, côté pile

Plan d’eau du Buret

Carte postale

Inondations exceptionnelles

Retour de randoronce

Mario Kart

Embouteillage

Orvet géant des Balkans

Boban, aubergiste Masterclass, toujours souriant (cf. photo)

Intérieur

Standard

 

 

3 commentaires

  1. La Sarthe |

    Je ne sais pas ce qui me plaît le moins : l’orvet géant ou l’embouteillage ?? Bravo pour Mario Kart.. Encore de magnifiques paysages ! Vous auriez pu mettre une photo de vos jambes après la traversée des ronces ….

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  2. thibaudry |

    Décidément pas de chance avec vos balades a pied si c’est pas la neige c’est l’eau. les martinets sont sur ballee . T’a un bonjour d’eux Antoine. Si si je t’assure. Ils m’ont même demande ou tu etais . Bonne route salue .

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  3. jojo |

    merci seb pour la photo de la carapace de tortue.
    vous n’ avez pas de chance avec vos ballades!

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