Parc National du Mont Dajti / Tirana

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Nino nous avait annoncé que l’Albanie était comme une « île » en Europe. Cette phrase prend tout son sens lorsque nous arrivons à Tirana, 1 million d’habitants, ville en permanente ébullition. L’inverse totale de la braderie de Sablé.  Les trottoirs sont les seules limites d’une circulation routière en libre service. De nombreux stands habillent les rues. Certains vendent à la fois des téléphones et des enjoliveurs : un concept marketing douteux.

Les transports publics sont également assez folkloriques. Il n y a pas de véritables stations de bus. Un lieu de rendez-vous est défini dans Tirana pour chaque ville albanaise desservie. Pas d’horaires précis non plus, on décolle lorsque le bus est plein, les chauffeurs jouant les poissonniers pour alpaguer les éventuels badauds intéressés par le trajet.

Nous n’avons pas de Couchsurfer à Tirana. Nous rencontrons Samir, Français d’origine parisienne, qui effectue un service civique de 6 mois pour le comité olympique albanais. Il n’est pas disponible pour nous héberger, mais prend sa pause du midi pour manger avec nous. Il nous présente ce qu’il connaît de la ville, et du pays en général. L’image de l’Albanie est souvent assez obscure, il tente de redresser ce préjugé. Il est vrai que le centre de la ville ressemble, à quelques exceptions près, au stéréotype des grandes cités occidentales. C’est davantage en bordure de la ville et dans les campagnes que le dépaysement est le plus fort. Nous trouvons une auberge de jeunesse vraiment sympa, avec un staff au poil. Nous y resterons deux nuits, encadrant notre visite du Mont Dajti.

Ho, j’oubliais : Ayrton Senna n’est pas mort. Il est chauffeur de bus entre Tirana et Pogradec.

Le Parc national du Mont Dajti s’étend sur 3333 hectares immédiatement à l’est de Tirana. Les visiteurs affluent surtout durant l’hiver, puisque le parc contient la station de ski la plus proche de la capitale. Il est assez facile de s’y rendre depuis le centre de la capitale pourvu que l’on dispose des informations. Un bus urbain, puis une navette gratuite et enfin le téléphérique qui nous dépose au départ de la principale (l’unique?) randonnée; celle qui mène au sommet du Mont Dajti.

Il ne reste désormais qu’un tout petit peu de neige au sommet du Mont Dajti et de son voisin. L’hiver n’est sans doute pas parti depuis longtemps à voir les arbres sans feuilles, les primevères et cela tranche avec le beau et chaud soleil qui nous suit depuis quelques jours.

Au départ, nous traversons des pelouses paturées par des chevaux où poussent Genévriers, Cornouillers mâles et Pommiers sauvages en fleur. Nous les quittons pour entrer dans une forêt de Hêtres que nous parcourerons jusqu’au sommet. Les arbres sont superbes, grands, gros et de toutes les formes. Il n’y a pas de gestion apparente de la forêt. Il y a de la place pour les arbres morts et malades ce dont profitent de nombreux insectes et oiseaux. L’ensemble est vraiment aéré et apparemment naturel. Un paradis pour les Pics noirs, mars, épeiches, syriaques… Le sommet, est occupé par des antennes de transmission, ce qui jure un peu. La zone est gardée par un policier qui nous indique que nous n’avons pas le droit d’être la mais ça le fait plutôt marrer. On essaie d’inventer un langage commun, sans succès. Plus bas, au niveau du col, nous trouvons une place idéale pour camper entre les crocus.

Nous aurions aimé, si cela avait été possible, visiter un peu mieux le parc mais nous n’avons pas trouvé d’informations quant à d’éventuels autres accès et randonnées.

Mont Dajti

Hellébore sp.

Pas mort pour tout le monde

On n’est pas bien là ?

Tirana, calme vue d’en haut

Un commentaire

  1. Cudennec François |

    Hellebore cyclophyllus: centre et sud de l’ex yougo. Commune dans les Balkans.

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