Parc National de la Haute-Campine

Dans Couchsurfing, Parc national Pas de commentaire

On pensait finir le voyage sur une bonne blague belge. Ce ne sera pas le cas, le parc national de la Haute-Campine nous a plutôt agréablement surpris. Avant d’en arpenter ses sentiers de randonnée, nous passons la nuit chez Salih. Né en Turquie, il habite la Belgique depuis 2004. Il étudie à Maastricht, mais vit à Genk, dont il ne vante pas vraiment le dynamisme, ni l’attractivité. Les prix plutôt bas sont, à ses yeux, le seul réel avantage de la petite cité belge. Il passe donc la plupart de son temps à Maastricht, friand de sa vie nocturne.

Le rendez-vous est d’ailleurs pris aux Pays-Bas. En excellent guide, il nous donne un aperçu de Maastricht et ses ruelles colorées. Nous y reviendrons le soir, Salih préférant fuir le calme de son nouveau lieu de vie dans un quartier tout neuf. Il ne connaît pas la Haute-Campine, mais va amplement nous aider à récolter des informations et surtout à nous y rendre. Après un passage éclair au centre d’informations, Salih nous dépose à l’une des portes du parc national qui s’étend sur 5700 hectares. Tout du moins, le croit-on.

Munis d’une carte de la région, la direction semble évidente. On s’y jette, malgré l’écho lointain de la quatre voies, qui n’augure rien de bon. Nous ne sommes manifestement pas au bon endroit. Un cycliste francophone nous fait gagner du temps pendant qu’il en perd en nous aiguillant sur le bon trajet. Assez vite nous retrouvons un sentier et des marques qui permettent de nous retrouver. Nous avions un running gag pendant tout le voyage, nous nous moquions de ce qu’allait pouvoir être l’unique Parc National belge. Et ben y a pas de quoi se moquer, c’est vraiment très beau. Le paysage est constitué de nombreuses collines arrondies tantôt couvertes par des boisement de feuillus (chênes) souvent, de résineux parfois, tantôt par la Bruyère et la Callune en fleurs. C’est coloré. Pour ce premier jour, nous commençons par planquer les sacs et partir nous promener tout en cherchant un endroit où nous pourrions camper mais ce n’est pas facile tant les arbrisseaux couvrent le sol. La météo clémente et plutôt chaude, nous invite donc à dormir à la belle étoile. Un rocher ou un sous-bois, à chacun son lit avec vue sur Maastricht au loin. Certaines bestioles s’activent au crépuscule, c’est le cas de la Bécasse qui nous survole et de l’Engoulevent dont le chant s’apparente au bruit de moteur d’une mobylette. Deux oiseaux qui apprécient la lande.

Le temps du lendemain est beaucoup moins stable et les précipitations sont de la partie. Peu après notre réveil, nous avons le plaisir d’observer une petite couleuvre, la Coronelle lisse, en transit avant la première averse. Parce que je l’avais mal saisie, elle laisse la marque de ses dents sur mon pouce sans qu’il me vienne l’envie de lui laisser la marque de mon talon sur la tête. Nous passerons la journée entre landes et forêts principalement. Dans une prairie humide avec quelques buissons, on observe un jeune coucou se faire nourrir par l’un des ses parents adoptifs, un Pipit farlouse pour le coup. Le parasite est déjà au moins 4 fois plus gros que le passereau sans que cela n’éveille ses soupçons. Remarque péremptoire: les oiseaux sont cons! Sur le retour, il se met à vraiment pleuvoir très fort et la nuit à la belle étoile n’est plus possible. Nous installons donc notre tente en plein milieu d’un chemin pour cette dernière nuit dans la nature.

C’est par le train que nous quittons l’Est de la Belgique pour rejoindre notre dernière étape, Lille. Une nuit chez Martin, coloc’ de l’inévitable Brochette absent des débats. Nous sommes très bien accueillis et faisons la connaissance d’une autre habitante des lieux. Plus pour longtemps, elle quitte l’appartement sous peu. Notre dernière covoitureuse, Laure, nous prend directement devant le pas de la porte pour nous emmener en terres sarthoises. Naciako prend fin à la gare de Sablé-sur-Sarthe.

Parc de Haute-Campine

Parc de Haute-Campine

Parc de Haute-Campine

Parc de Haute-Campine

Maastricht au loin

Parc de Haute-Campine

Au sommet du parc

Coronelle lisse

Bruyère

Salih

Martin et sa colocataire

Entre deux averses

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