On a testé pour vous… : La Machine du Voisin

Dans Consommation collaborative 4 commentaires

Parfois, on lave nos affaires (si si). Tout le monde a d’ailleurs ce besoin, et plusieurs options s’offrent à nous : laveries, acquérir sa propre machine à laver, ou acheter de nouveaux vêtements à chaque fois que ceux-ci deviennent sales. Ou bien, la Machine du Voisin.

La Machine du Voisin part d’un constat simple : il y a des propriétaires de machines à laver, et les autres. Pourquoi ne pas mettre ces gens en relation pour que chacun y trouve son compte ? Le SMF (Sans Machine Fixe) cherche à laver son linge, tandis que l’heureux possesseur du lavoir moderne songe à aider son prochain/rentabiliser sa machine (rayer la mention inutile). Voilà l’objectif de la Machine du Voisin, complètement « consommation collaborative ».

Car oui, il existe une logique implacable derrière tout ça. Autant l’achat d’une machine à laver par une famille nombreuse, semble nécessaire et inévitable. Autant, pour une personne seule ou un couple sans enfant, on peut imaginer qu’une alternative existe. Un couple, à la louche, effectue probablement une, deux ou trois lessives par semaine (cela dépend de la taille du couple…). Le taux d’utilisation de ladite machine est donc (très) faible. Il apparaît donc comme une évidence que posséder chacun sa propre machine n’est pas économique/écologique.

Ainsi, partager sa machine entre voisins permet d’économiser des deux côtés : le SMF paie son tour de lessive peu cher, tandis que le propriétaire récupère une modeste somme (de 2 € à 5 €). Mais il y’a également un autre paramètre, que l’on rencontre aussi via le covoiturage, la rencontre. La Machine du Voisin redonne du lien entre habitants d’un même immeuble, d’une même rue, d’un même quartier. Et cet aspect, quand on connaît la perte de lien social de proximité actuelle, me semble tout aussi important que l’économique et l’écologique.

Après une recherche sur le site de la Machine du Voisin, via la carte, nous choisissons un couple d’étudiants, Marion & Antoine, qui propose leur machine à laver. Ce choix est motivé par la proximité avec notre couchsurfer montpelliérain : moins d’un kilomètre.

Je m’y rends seul pendant qu’Antoine reste chez le Jean-Jacques pour cuisiner un poulet carottes/patates qui s’avérera excellent. Malgré mon sens de l’orientation proche du néant (je peux me perdre dans une salle de bains), je retrouve Antoine & Marion à l’adresse indiquée. La rencontre est rapide et l’objet de convoitise est utilisée rapidement. On enfourne le linge sale et on lance le type de machine souhaitée : je choisis « propre ».

Le temps de lavage passe vite et, quelques discussion plus tard, il est temps de récupérer son linge. Le coût de l’opération ? 2 euros.

Le test est réussi. La mise en contact a été très rapide via le site, et nous sommes tombés sur deux personnes très arrangeantes (quelques changements d’horaires dernière minute, de notre part). On remercie Antoine & Marion pour leur sympathie !

Antoine et sa bécane

 

 

 

4 commentaires

  1. Edouardinho |

    Toujours aussi magique gars d’Seb. Ces quelques lignes me font penser à certains articles rédigés sur le mythique jssolesmes.footeo.com. Merci pour le partage de ton périple et surtout pour les moments où je me marre.

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  2. FREULON |

    Après la ruche qui dit oui, nous voilà à la machine qui tourne et qui lave PROPRE. Bien, c’est une super idée (on en parlait l’autre jour avec mon chéri).

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  3. Christophe |

    On pourrait essayer « la machine du voisin » pour les maillots du club : on pourrait aller chez Maurice par exemple! Bravo pour le fond et la forme de tes articles, ils donnent des envies de voyages et de découvertes.

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  4. Maréchal |

    J’ai suivi le lien « La machine du voisin » et fait une recherche de machine pour un habitant de Laval. La plus près est à Angers ou Rennes. Est-ce que cela vaut le coût? Dommage, sinon l’idée est bonne…

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