Nationalpark Schleswig-Holsteinisches Wattenmeer

Dans Couchsurfing, Parc national Pas de commentaire

Nous quittons le Danemark et la ville d’Aabenraa en stop d’abord jusqu’à la frontière, un premier bus pour Flensburg, puis un second qui nous mène à Husum. Nous sommes attendus par Charlotte et sa maman qui ont répondu positivement à notre requête sur Couchsurfing. Charlotte revient tout juste d’un séjour de 10 mois en Inde où elle a travaillé en tant que volontaire et qu’elle a poursuivie en voyageant dans le grand pays. Nous installons la tente dans le jardin, soigneusement entretenu par Katja. Nous discutons de nos voyages et du Parc National de la Mer des Wadden qu’elles visitent parfois. Elles nous encouragent à aller nous baigner, pendant la nuit, pour profiter du spectacle offert par les algues phosphorescentes. On déclare forfait pour le bain d’1 heure du mat.

Le mot  »watten » en allemand est traduit en français par  »estran ». L’estran est l’espace entre les limites extrêmes des marées les plus hautes et des plus basses. La Mer des Wadden concerne le littoral de la Mer du Nord d’Esbjerg au Danemark jusqu’à Le Helder au Pays-Bas sur 450 kms. Pour la partie allemande, il est constitué en réalité de 3 Parc Nationaux d’un seul tenant aujourd’hui mais créés successivement et correspondant à 3 Land différents. Par ordre de création: en 1985, la Mer des Wadden du Schleswig-Holstein (celui qui nous concerne), en 1986  Mer des Wadden de la Basse-Saxe et en 1990, la mer des Wadden, Hambourg. Les deux premiers sont aussi inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO. La faune emblématique est représentée par la présence du Phoque gris et du Veau marin ainsi que pour certaines espèces d’oiseaux. Pour 29 espèces d’oiseaux, ce sont au moins 10% de leur population mondiale qui y transitent.

Nous débarquons donc à St-Peter-Ording, pour 3 jours. Les touristes ont envahi la petite ville balnéaire. Notre camping, un peu à l’écart, est situé à moins d’1 km de la digue qui fait office de frontière entre l’estran et les prés salés, d’un côté et le marais de l’autre. Nous irons y faire un tour le premier soir. Le phare de Westerhever nous fait face, à l’autre bout de l’anse. L’espace qui nous sépare du phare est classé en réserve stricte. Elle correspond à une très vaste zone d’estran. L’ambiance est sympa, le coucher de soleil pour la lumière, les oiseaux pour la bande-son.

Le deuxième jour, nous nous dirigeons vers le phare en marchant sur la digue, vue à 360 degrés permanente. 2 espèces sont particulièrement abondantes: les moutons qui pâturent dans les prés salés et les cyclistes qui profitent de la piste qui leur est consacrée et qui mène au phare. La mer qui monte rapproche un peu les oiseaux vers la digue mais c’est toujours un peu loin sans longue-vue. On peut tout de même distinguer Courlis cendrés, Pluviers argentés, Grands Gravelots et Huîtriers pies en très grand nombre. Il est plus facile de les observer côté terre. Les Oies cendrées, les Pluviers dorés et les Vanneaux dans les prairies. Tous les Chevaliers, Bécassines des marais, Sarcelles d’hiver au bord des mares et des canaux. 2 observatoires sont d’ailleurs installés le long du chemin.

Notre dernière journée complète commence par un petit tour dans le marais avant de rejoindre la plage, immense à marée basse. Le vent est soutenu, parfait pour le char à voile, le cerf-volant et le kitesurf qui font l’animation. Malheureusement, la météo vraiment maussade nous ramène au camping.

Pano

Les prés salés

Le phare de Westerhever

Les collègues au boulot

Les prés salés

Maison de bois peint, typique

Plage de St Peter-Ording

On veut nous renvoyer au camping

 

L’estran, le phare Westerhever

 

Charlotte

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