Nationaal Park De Biesbosch

Dans Couchsurfing, Parc national Pas de commentaire

Arrivés à Dordrecht en provenance de Gouda, nous retrouvons Maikel à la gare. Il travaille à Rotterdam et fait le trajet en train chaque jour. Il habite avec Chantal à Dubbledam qui fait aujourd’hui partie de Dordrecht. Ils attendent avec impatience leurs vacances et le voyage en Malaisie qui les rempliront. 3 semaines au cours desquelles ils espèrent utiliser couchsurfing en partie. Au cours de la soirée, Maikel recevra d’ailleurs un réponse positive qui les réjouira. Pendant la soirée, le couple recevra la visite d’un ami qui tentera de nous corrompre. Il souhaite que nous placions le Biesbosch au top de tous les Parcs que nous ayons visité. Nous ne craquerons pas.

Le Parc National de Biesbosch est le plus grand des Pays-Bas. Il a été créé en 1994 et s’étend sur 40000 hectares dont 7000 sont aquatiques. Il s’agit d’un grand espace de zones humides. La plus grande partie du Parc se situe entre la Nouvelle Merwede et la Meuse au Sud et à l’Est de Dordrecht. L’emblème du Parc est le plus gros rongeur européen, bien connu pour ses moeurs aquatiques, ses qualités de bâtisseur et sa queue plate.

Avant de nous quitter, Maikel nous rend un dernier service. C’est le 950 ème coup de main reçu par Naciako. Il nous conduit jusqu’à la maison du Parc où nous faisons le plein d’infos contradictoires, toujours pratique. On nous confirme que l’idéal est de le visiter sur l’eau et là-dessus, il y a consensus. Avant de partir dans la nature, nous nous installons dans un camping proche, adjacent à une auberge de jeunesse. C’est bien situé pour nous, bien équipé et ce n’est pas cher (important!). Pour le premier jour, nous décidons de randonner au nord du Parc et de la rivière. Finalement, l’ensemble des sentiers de la zone est un peu court, d’un point de vue paysager cela nous semble très ordinaire et c’est aussi très fréquenté, notamment par les vélos, une religion ici. Le sentier nous mène jusqu’à une hutte de castor pédagogique assez bien faîte. On a également apprécié quelques superbes Saules tétards qui témoignent de l’ancien usage de l’osier. A notre retour, nous repassons par la maison du Parc qui propose une expo intéressante sur la faune et la flore du Biesbosch. Cette petite partie du Parc est la plus accessible et donc la plus fréquentée.

Le deuxième jour, c’est décidé, nous le visiterons sur l’eau. Petit problème, il flotte. Tant pis. Sur le papier, le secteur entre les 2 grandes rivières semblent le plus intéressant avec ses très nombreux îlots, ses petits bras etc… Nous commençons donc notre journée par rejoindre le bac qui traverse la  Nouvelle Merwede à Dubbledam. Le petit km qui nous sépare de notre location de bateau donne une bonne idée de ce qui nous attend. L’eau est omniprésente, les très nombreux bras de rivière forment un labyrinthe. Point de Castor en vue mais de nombreux oiseaux d’eau, quelques Spatules, Canards dont le chipeau très majoritaire. Nous embarquons donc dans un canoë biplace. On se dépêche de quitter le grand bras où nous côtoyons les bateaux à moteur pour rejoindre les secteurs réservés au canoës et kayaks. C’est très agréable, nous serpentons entre les roseaux, les Aulnes et les Saules dans la jungle hollandaise, tout un concept. Sur le chemin du bac, nous tombons sur un petit groupe d’ornithologues bien affairés. L’un d’eux aperçoit ma paire de jumelles: _ »birdwatcher? »_ »Yes ». Ils sont en train d’observer un Pygargue à queue blanche, posé au loin. Cet aigle inféodé aux zones humides peut mesurer jusqu’à 2,40 m d’envergure et peser jusqu’à 7 kg. Il s’agit d’un adulte, très probablement la moitié du couple qui niche dans le secteur depuis 2 ans. Pour mesurer un peu notre coup de bol, il n’existe que 2 couples de cette espèce au Pays-bas. Celui-ci étant peut-être le couple nichant le plus près de chez nous. Clin d’oeil sympa avant de quitter le Parc néerlandais, l’avant-dernier…

Merci à Maikel et à Chantal, un bon voyage en Malaisie.

Maikel (centre), Chantal et un ami

Saule têtard

Excursion en canoë

L’Erve

De plus en plus étroit

Sur l’eau

Pause déjeuner

On arrive même à se perdre sur l’eau : demi-tour

Sur le chemin du retour

Sur le chemin du retour

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