Národní Park Podyjí

Dans Couchsurfing, Parc national 1 commentaire

Nous arrivons à Znojmo, au sud de la République Tchèque près de la frontière autrichienne. Première nuit dans une pension fort convenable avant de retrouver Pavel et Alena. Ils sont de retour d’un festival de musique pop rock bien trempé. Nous partageons nos expériences de voyages. Ils sont adeptes du WWOOFing (http://www.wwoof.fr/) et leurs anecdotes donnent des idées. Ils font dans le e-commerce et vendent des produits bio, notamment des cosmétiques.  Parallèlement, Pavel écrit des articles dans Sedma Generace (http://www.sedmagenerace.cz/), l’équivalent Tchèque de The Ecologist et nous nous plions bien volontiers à une interview. Nous reviendrons y passer une nuit après notre visite du Parc. Un grand merci pour leur accueil très amical.

Le Parc s’étend sur 60 km2 de part et d’autres du Dyje, en République tchèque et en Autriche. La faune remarquable est notamment caractérisée par la présence du Chat sauvage et de la Cigogne noire. La superficie du parc et les chemins qui le parcourent sont idéaux pour le temps dont dispose notre équipe de bras cassés. Nous allons pouvoir le visiter dans les grandes largeurs dans la configuration optimale, c’est à dire rando la journée et bivouac le soir. On laisse un sac chez Pavel et Alena et on embarque le minimum vital et hygiénique. Les quelques villages disséminés un peu partout en périphérie du Parc permettront le ravitaillement.

Tout cela serait presque parfait, si les fortes pluies qui ont provoqué des inondations dans les pays où coule le Danube, ne se poursuivaient pas en ce premier jour. Heureusement le parc est principalement couvert par la forêt et la protection des arbres atténue la nuisance. Après avoir quittés Znojmo, on se retrouve dans un paysage de bocage et de collines arrondies. Les vergers sont nombreux et les premières cerises sont prises d’assauts par les oiseaux. On file ensuite dans des vallons boisés avec Tilleuls, Aulnes, Noisetiers, etc… On suit les ruisseaux qui dévalent vers le Dyje. On se farcit un bon raidillon pour se retrouver sur le plateau. Il est couvert par des Chênes très espacés, les sols sont couverts de graminées et de mousses. C’est le début du festival Champignons. C’est l’un des avantages de la pluie. On n’a pas bien compris s’il était autorisé ou non de les ramasser, enfin dans tous les cas on n’est pas équipé pour cuisiner. Ce qui est sûr, c’est qu’à priori, on a le droit de prendre des photos. On arrive au shelter (cabane) au bon moment puisque la pluie s’accélère. Un Putois traversera le chemin a 10 mètres de la cabane et le soir quelques Salamandres sont de sortie.

Réveil dans la grisaille. Nous nous rendons à Lukov pour quelques courses. On avale un Goulash dans un bar restau vide et glauque et on se remet en route tranquillement pour notre étape la plus courte. La première partie est sans intérêt, à l’extérieur du Parc au milieu des grands champs de blé. Ça le devient plus après la traversée de Csizov où est installé un vestige du rideau de barbelé séparant les 2 blocs. L’Autriche est tout près et on y arrive en traversant le Dyje à Hardegg. Le Cincle, lui, ne connaît pas les frontières. On se promène dans le village vraiment sympa, dominé par son château. On sonde quelques propriétaires de chambres d’hôtes pas accessibles pour nos bourses (les chambres). On fait un petit demi-tour, alors que le temps s’améliore un peu vers un shelter ouvert à tous les vents mais offrant un super point de vue.

Troisième jour, sans pluie ou si peu cette fois-ci. Le parcours est d’un intérêt inégal jusqu’au vignoble autour de Hnanice. Vraiment sympa, le sol entre les rangs est couvert d’herbes et de fleurs. On a décidé de garder les haies et les buissons. On valide le principe. Le shelter qui nous attend est planté près de la rivière où vivent Loutres et Castors.

Pavel et Alena

Vallon

Bandit

Cèpe de Bordeaux

Golmotte

Shelter de luxe

Chênaie

Vignoble Hnanice

Cèpe d’été

Château d’Hardegg

La Dyje

Un commentaire

Qu'en pensez vous ?

  • *