Départ : M-1

Dans Réflexion 3 commentaires

La nouvelle année vient tout juste de distribuer ses premiers jours, avec son lot d’ambitieuses résolutions et sa flopée de prévisions, bien souvent teintées de pessimisme par nos chers prospectivistes (enfin, c’est ce qu’on leur demande). Peu importe, en ce 5 janvier, nous vous présentons nos meilleurs vœux pour 2013 : que cette année soit riche en (bonnes) surprises, ponctuée de belles rencontres et qu’elle vous incite à de nouveaux projets pendant que d’autres s’achèveront avec réussite !

Ce 5 janvier possède également une saveur particulière pour le projet Naciako : l’histoire d’un compte à rebours déjà bien entamé. Le départ est en effet prévu le 5 février 2013. Cette date a été choisie consécutivement à 3 lancers de 28 dés à 9 faces, dont le carré de la valeur médiane a été divisée par la constante de Planck (tirage sous huissier indépendant). Cette échéance notable marque le temps pour nous de vous faire un point sur la préparation de Naciako, qui ne doit pas grand chose au simple hasard. Petit topo sur les différents aspects du voyage.

Se loger

Deux grands axes forment le noyau du périple : l’hébergement et le déplacement. Le premier cité tourne essentiellement autour du  Couchsurfing.

A chaque ville-étape, l’idée est de loger, dans une moyenne de deux nuits, chez un habitant. Cet aspect collaboratif est essentiel pour nous, car il permet non seulement d’avoir un toit mais de bénéficier en sus  de multiples conseils/informations sur le lieu où nous nous trouvons. Ainsi, à chaque contact pris sur le réseau Couchsurfing, nous questionnons sur les points suivants :

  • La disponibilité de l’hébergeur pour la/les date(s) définie(s) par notre feuille de route ;
  • Informations sur le parc national concerné : déjà visité ? commodités pour dormir ? données sur les randonnées ? les liaisons ville-parc existantes ? ;
  • Consommation collaborative : des initiatives connues dans la ville ? relation avec la consommation collaborative ? ;
  • Meilleur moyen de rejoindre l’étape suivante (ville ou parc) : sites de covoiturage locaux, train, bus, autres ?

Autant faire d’une pierre trente coups, d’autant plus que ces différents données sont précieuses pour optimiser le voyage et d’être au rendez-vous des choses à ne pas manquer. Nous avons défini le timing ci-après pour dénicher nos hôtes :

  1. Envoi (par lot de 5) d’une première demande aux personnes dont le profil semble correspondre aux thématiques de Naciako (nature, sharing economy) environ 1 mois et demi avant l’arrivée effective ;
  2. Nouvel envoi (toujours lot de 5) si aucune réponse n’est positive après une semaine ;
  3. Etc.
  4. Confirmation 1 à 2 semaine(s) avant l’arrivée à notre hôte de nos coordonnées et du/des nuit(s) ;
  5. Fixation du lieu de RDV et de l’heure à 1 ou 2 jours de la date ;
  6. Enjoy !

Ceci est une idée de la « méthodologie » adoptée afin de trouver nos hôtes. Le principe est de pouvoir contacter les personnes assez longtemps à l’avance sans les prendre au dépourvu, tout en évitant de trop anticiper (contacter un individu 5 mois avant votre passage n’est pas non plus très efficace…).

L’autre pan de l’hébergement concerne nos passages dans les différents parcs. Ici, la durée de notre présence oscille entre 3 et 4 jours, afin de correctement découvrir les lieux. Plusieurs possibilités sont étudiées : Couchsurfing aux abords ou dans le parc, campings, bivouacs ou tout autre moyen de rester à l’intérieur ou à grande proximité du parc. Le Couchsurfing dépend essentiellement de la présence, ou non, de populations humaines dans le parc. Le bivouac est lié à la règlementation appliquée à la zone naturelle, tantôt interdit, tantôt autorisé. Enfin, certains parcs offrent des commodités d’hébergement, comme le camping voire l’auberge de jeunesse. Le cas par cas sera donc de mise.

Se déplacer

Afin de relier les différents parcs, et les nombreuses villes-étapes, nous avons privilégié le covoiturage, concept s’inscrivant parfaitement dans la thématique du voyage, à savoir la découverte de la consommation collaborative. Deux gros acteurs se partagent la majorité du trafic : BlaBlaCar (Covoiturage.fr) et Carpooling.

Ces deux plateformes, qui se veulent européennes, ne sont réellement opérationnelles que pour quelques pays : France, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni, Belgique. On peut y rajouter, balbutiant encore, le Portugal, les Pays-Bas et la Pologne. Il est donc nécessaire de pratiquer, pour les autres territoires traversés, une forme de covoiturage non-organisée et aléatoire : l’auto-stop.

Bien que BlaBlaCar et Carpooling ne couvrent pas l’ensemble de nos besoins en déplacement, il est important de compter sur les nombreuses alternatives existantes au niveau local. Ainsi, en posant la question à une couchsurfeuse portugaise, des exemples de sites sommaires, mais efficaces localement, peuvent être retrouvés et utilisés. On peut citer Boleias ou Deboleia. Cette connaissance d’initiatives de mises en relation entre conducteurs et passagers potentiels ouvre de nouvelles opportunités de déplacement.

D’autres moyens de transports seront sollicités durant ce voyage. Les bus « longue distance » sont de très bons relais entre les grandes villes, pour un coût minime. Les trains, bien que globalement plus chers, peuvent être également une bonne solution lorsqu’ils sont utilisés dans les pays où le tarif au kilomètre est plus abordable.

Les parcs nationaux

Il est nécessaire de collecter le maximum d’informations sur les parcs nationaux traversés : types de paysages, espèces endémiques/emblématiques, règlementation (bivouac possible,  restrictions au cœur du parc), chemins de randonnées existants, etc. Une partie de ces informations est intéressante à communiquer. C’est ainsi que nous sommes en train de produire, par parc, une fiche synthèse de ce calibre là (Parc National de Peneda-Gerês). Cette présentation succincte, et que l’on a souhaité très visuelle, permet, en deux courtes pages, de se renseigner sur l’identité du parc (superficie, population humaine, date de création, position géographique, etc.) ainsi que sur les types de paysages et de faunes/flores susceptibles d’y être rencontrés.

La consommation collaborative

L’objectif de découverte des initiatives de consommation collaborative tout au long de notre parcours, peut être rempli par trois types d’action :

  • Le test, par nos soins, du concept identifié ;
  • L’interview, sur le sujet, d’un individu local rencontré sur notre périple ;
  • La présentation, quand le test n’est pas possible, de l’initiative de consommation collaborative remarquée.

Ces trois actions sont complémentaires. En effet, il est intéressant de pouvoir posséder plusieurs points de vue sur le sujet : celui de l’utilisateur lambda, celui d’un acteur (le porteur de projet, par exemple) et le nôtre (également utilisateur lambda, certes).  Il est par exemple prévu, lors de notre retour par le sud de la France pour rejoindre l’Italie, de tester le concept de la Machine du voisin (partage de machines à laver entre les propriétaires et les usagers n’en possédant pas). D’une part, ce service est aisément évaluable. D’autre part, il nous sera utile. De nombreux tests de ce genre sont donc à prévoir durant le parcours, nous n’en dirons pas plus pour le moment, gardons un peu de suspens…

Les autres préparations

Assurances, visas, papiers… sont autant d’autres préoccupations pré-voyage. Il n’est pas réellement intéressant ici de les développer. En revanche, au niveau de l’équipement, nous présenterons plus en détail notre inventaire, dans peu de temps.

N’hésitez-pas à poser vos questions, ou vos congés. (élue Blague d’or 2012)

3 commentaires

  1. Gabriel |

    Salut Seb,

    Sympa ce premier article de présentation. J’ai aimé la blague d’or 2012.

    Pour ce qui est de la fiche, l’idée est bonne mais, si je peux me permettre, des photos plutôt que des symboles seraient plus parlant concernant la faune et la flore ;)

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    • admin |

      Salut Gab !

      Tu as raison, une photo est bien plus explicite qu’un nom rattaché à un symbole. Mais nous allons revenir beaucoup plus longuement sur les différents parcs nationaux lorsque nous les traverserons. La présentation sera beaucoup plus exhaustive avec, entre autres, des photos à l’appui. Les fiches ont pour objectif d’être « light » et synthétiques (2 pages maximum), pas vraiment de reproduire une présentation à la Wikipédia.

      Je te souhaite un bon début d’année 2013 !

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