Covoiturage, premier bilan après 3 semaines

Dans Consommation collaborative 1 commentaire

Aujourd’hui, cela fait 3 semaines, jour pour jour, que nous sommes partis. Conformément à l’une des deux thématiques du voyage, la consommation collaborative, l’objectif est de réaliser le maximum de nos déplacements en covoiturage. Ce système, véritable symbole de la « Sharing economy », permet de mettre en relation les individus effectuant un même trajet afin d’en optimiser les coûts et les ressources nécessaires.

Il est temps de faire un premier bilan. Celui-ci est positif : nous sommes actuellement à Madrid et n’avons utilisé les transports en commun, pour les grands trajets, qu’à 4 reprises. Et encore, ce chiffre peut être nuancé. Le premier trajet en train avait pour objectif de relier Sablé-sur-Sarthe à Angers. Le second, d’une douzaine de minutes, pour atteindre le camping du Monfragüe situé à quelques kilomètres de Plasencia. Les autres voyages, en bus, ont permis de réaliser Vigo – Braga et Porto – Salamanca.

Voici les différents trajets réalisés en covoiturage :

  • Angers – La Rochelle
  • La Rochelle – Bordeaux
  • Bordeaux – Labenne
  • Labenne – Bilbao
  • Bilbao – Valladolid
  • Valladolid – Vigo
  • Salamanca – Plasencia
  • Plasencia – Madrid

Nous avons utilisé exclusivement le site Blablacar, pour l’unique raison qu’il a répondu à chacun de nos besoins. Les recherches d’un trajet Vigo-Braga ou d’un Braga-Salamanca, infructueuses, n’ont pas trouvé de réponses sur d’autres sites, nationaux ou plus locaux (Carpooling, Amovens, etc.). Il faut bien noter que notre trajet possède des contraintes de temps, notamment pour respecter nos engagements « Couchsurfing », et que nous ne pouvons pas vraiment voyager uniquement au fil des annonces disponibles. C’est donc que l’offre est vraiment conséquente.

Les avantages du covoiturage sont doubles : économie financière et rencontres. L’économie réalisée est flagrante par rapport aux autres moyens de transport (et sur des trajets moyennes distances semblables aux notres). Le train n’est pas compétitif sur le tarif et le bus, bon marché mais toujours plus cher, propose une durée de voyage très longue. Mais l’aspect le plus intéressant du covoiturage est bien le lien social. Il permet de faire la rencontre d’individus, bien souvent de la région, et dont les conversations remplissent un trajet qui passent très vite. Alors qu’en transports en commun on est plutôt isolé (quoique), le covoiturage offre une rencontre avec une, ou plusieurs, personne(s) bien souvent ouverte(s) d’esprit. A ne pas négliger non plus, la souplesse. Le covoitureur est bien souvent arrangeant sur le lieu de rendez-vous et également sur le lieu de dépose. Un exemple : Felipe, pour le voyage Plasencia-Madrid, nous a déposé directement devant la porte d’une auberge de jeunesse, à 00h30 : un bon coup de pouce !

Petite suggestion d’amélioration. Lorsque l’on recherche un trajet, il n’y a parfois pas de résultats. Ce qui ne signifie pas que le trajet est impossible à réaliser en covoiturage, mais plutôt que celui-ci doit être « découpé ». Et c’est sur ce point que je me permets une petite remarque aux différents sites de covoiturage : mettre en place un système qui propose de scinder le trajet en deux, à l’instar de ce que nous avons fait pour Angers – Bordeaux. Ce dernier n’existait pas pour la date indiquée. En jetant un oeil sur le parcours, nous avons trouvé un covoitureur effectuant Angers – La Rochelle, puis un autre covoitureur pour La Rochelle – Bordeaux. Bien sûr, les horaires doivent correspondre. Il est certainement possible de suggérer aux utilisateurs des plateformes de covoiturage ce genre de combinaisons.

Finalement, nos difficultés se sont retrouvées sur des trajets Espagne/Portugal. Aucune proposition pour un Porto – Salamanca par exemple, alors que l’on peut imaginer que plusieurs trajets existent entre Porto – Madrid, dont Salamanca est une étape logique. Cela peut s’expliquer, soit par le faible développement de la pratique du covoiturage au Portugal, soit par un concours malchanceux de circonstances. A l’inverse, nous avons eu de la chance de trouver un Valladolid – Vigo, très peu d’offre étant disponible.

La pratique du covoiturage sera beaucoup moins aisée en Europe de l’Est, car moins répandue. En contrepartie, les transports en commun seront plus accessibles, tarifairement parlant.

Aucune déception pour le moment, ni sur les personnes rencontrées, ni sur des rendez-vous qui auraient pu capoter. Bien au contraire, plutôt d’agréables surprises. Une petite recherche dorénavant pour trouver un trajet Madrid – Barcelona…

 

 

Un commentaire

Qu'en pensez vous ?

  • *