A Kiskőrös, chez Zsombor

Dans Couchsurfing 2 commentaires

C’est l’histoire d’un quiproquo très chanceux. Deux personnes contactées sur Couchsurfing, une demi-réponse et finalement une rencontre fortuite au Panama café. Voilà comment l’on rencontre Maria, qui nous alpague à la terrasse du bar en voyant nos gros sacs. Un peu surpris, on suit, pour apprendre que Zsombor, qui croyait nous avoir envoyé un message, était OK pour nous héberger. Il n’est pas là, faute d’exams, et c’est la « petite » famille composée de Miklós, Mária, Balázs et ses deux soeurs qui nous réserve un bel accueil. On check quelques informations au bureau de Micky qui souhaite nous emmener à Bugac, ville située à 45 kms d’ici. On a trouvé notre papa Hongrois. On attendra Zsombor pour ce trip, il sera pleinement disponible le surlendemain. En attendant, c’est petite bière au bar du coin où l’on rencontre l’autre couchsurfeuse contactée via le site. Moment sympa.

Micky a pris des jours de repos. Pour nous ou pas, c’est vraiment appréciable. L’attrait majeur de la ville se situe dans un musée unique en son genre : le musée des professionnels de la route, avec la plus grande collection de « machines pour faire des routes ». Un historique de « comment on fait les routes » est présenté, ainsi que quelques autres subtilités signalitiques et de nombreux engins. Curieux. Si cela ne manque pas d’intérêt, le sujet est toutefois surprenant. Zsombor revient en fin d’après-midi. Le père et le fils sont amateurs de tennis-ballon. L’envie de se flinguer une cheville est tentante. On part donc avec Balázs pour aller titiller le ballon. Un jeune trouvé sur le champ, sorte de futur Franck Gava, nous rejoint pour compléter le 3 vs 3. Les parties seront disputées mais on perdra le France – Hongrie. Pour éviter les crampes, petit tour par le bar du musée où nous attend un petit concert privé de jazz : une bande de potes répète. On est servi.

Bugac. Mária se joint à Micky et Zsombor. Lilly, la chienne, trouve place dans le coffre. A l’arrivée, il faut payer l’entrée pour accéder a l’intérieur du parc. Une grande prairie (la Puzta) nous guide jusqu’à une petite fermette où sont dispersés Bœufs gris de Hongrie, Mangalitza (ou Porcs laineux) et autres Moutons Racka. Un petit musée sur le folklore de la région trône paisiblement au milieu des champs juste avant qu’une armée de touristes australiens assiègent le lieu. Un homme habillé d’une fouine sous le nez, probablement une moustache, commence alors à jouer du Duda, instrument typique hongrois. L’engin ressemble à une cornemuse à deux sorties. On se dirige ensuite vers un Horse Show, démonstration de dressage de chevaux et d’utilisation du fouet traditionnel hongrois. Ce dernier produit un gros son bien clinquant. La raison ? L’extremité du fouet dépasse la vitesse du son et le phénomène engendre un bang plutôt bruyant. L’élevage du cheval en Hongrie répond à une longue et ancienne tradition héritée des cavaliers nomades d’Europe centrale. Le show prend fin. Il est déjà temps de rentrer. Le soir, dernier repas festif autour de deux quiches cuisinées à la française : un dessous de pâte noir charbon. Mais la famille semble apprécier le plat : gros jeu d’acteurs hongrois.

On a apprecié le très bel accueil réservé par toute la famille. On reviendrait volontiers à Kiskőrös ! On souhaite un bon séjour anglais à Zsombor pour l’année prochaine.

La Puzta de Bugac

Zsombor

Bœufs gris de Hongrie

Un petit pull en laine de porc ?

Prix Marcel Bousseau à l’hippodrome de Sablé

Horse Show

Lilly, Zsombor et Micky

2 commentaires

  1. La Sarthe |

    la pouliche est aussi jolie que duchesse (enfin presque) vos rencontres humaines sont toujours tres interressantes et parfois improbables ,les animaux sont originaux surtout les cochons,bonne route a vous deux

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