A Kateríni, chez Ira

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Retour dans l’Union Européene et une nouvelle frontière traversée à pied : Macédoine/Grèce. Sans autre connexion possible, on rejoint le voisin en marchant, sous un soleil de plomb. La prochaine ville rattachée au réseau grec par le train est Florina, à 13 kms de la frontière. Le trajet débute par un don d’un marchand : deux oranges et un concombre. Le message n’est pas clair. Cette petite rando improvisée nous permet de parcourir une des rares plaines de la région et d’observer le cortège d’espèces d’oiseaux qui l’accompagne: Busard cendré, Cigogne blanche, Bruant proyer, Bergeronnette printanière des Balkans, Alouette des champs… Il fait chaud sur l’asphalte, avant que Yiánnis, professeur d’anglais, nous embarque. Il est déjà venu en France, à Lille notamment, et y reviendra. Il participe à un programme européen, Youth in Action, lui-même composé de sous-projets. Pour le reste, on n’a pas forcément tout compris mais ça a l’air sympa.

Florina paraît être un lieu de vie agréable. Une petite rivière traverse la ville, ce qui est propice à la plantation de terrasses de café. On y butine un Nescafé frais. Le train nous emmène à Thessalonique, que l’on ne prendra pas le temps de visiter, l’heure avance et notre objectif est Kateríni. Ira nous accueille en centre ville, à quelques pas de son appartement. Elle est professeur d’anglais dans une école privée familiale. Elle n’est pas déçue de ses deux nouveaux élèves… On lui parle de notre voyage en lui disant qu’on vient de Macédoine. C’est l’incompréhension, on est déjà en Macédoine. Bon, soit.

On fait un tour en ville pour grignoter quelques specialités grecques et notamment le très addictif gâteau Halva, à base de pâte de crème de sésame.

Nous partons le lendemain pour Litochoro, afin de visiter le Parc National du Mont Olympe. Nous revenons à Kateríni, juste avant le départ pour la Bulgarie. Ira accepte une nouvelle fois de nous héberger et on l’en remercie. Avant notre départ, on l’accompagne à son école. On y croise trois élèves qui semblent ultra-motivés d’avoir cours pendant les vacances scolaires. Leur regard vague est un mélange entre celui d’un tekkel et de Philippe Seguin. Dehors, il fait beau et chaud, on les comprend.

Merci à Ira pour son accueil !

Cigogne blanche

Plaine de Bitola

Havla

Ira

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